DESCRIPTION

Beychac et Caillau. À sept kilomètres de Libourne. Oui mais, du mauvais côté de la Dordogne. Là, se trouve le domaine de Galouchey, notre domaine que, sur l’autre rive, Saint-Émilion et Pomerol regardent, sinon de haut, du moins amusés. Nous, Gérard Pantanacce, Jean et Claudia Terrade, nous sommes lancés dans cette histoire (un peu ?) folle : faire le vin dont nous rêvions, sur une terre vierge qui n’avait jamais connu ni le raisin ni l’engrais jusqu’en 2002, quand furent plantées les vignes.

Là, Galouchey, pas de terroir d’exception, mais une matière à sublimer, un rêve oui, à réaliser. Le marché offre trop souvent, à notre goût, des vins qui se veulent supérieurs à ce que les sols peuvent leur donner. Le domaine de Galouchey a certes droit à l’appellation Bordeaux ; nous allons volontairement le déclasser en vin de table. Nous l’avons baptisé Vin de Jardin, un nom qui lui va. Il y a bien eu la mode des Vins de garage ; à la mécanique, nous préférons le bucolique : Vin de jardin. Là, Galouchey, un domaine à “taille humaine”, à peine l’hectare, c’est un jardin. Après la géographie, un peu d’histoire : premier essai de vinification en 2004 sur quelques grappillons. En 2007 nous commençons à produire et à commercialiser, il y aura 630 bouteilles. Le millésime 2008 n’existe pas, erreur de débutants. 2009, joli millésime à Bordeaux mais chez nous un petit millier de bouteilles et qui partent très vite. 2010, avec 3 600 bouteilles, nous atteignons le bon rythme, le nôtre. À Bordeaux, un hectare de prestige produit généralement de 6 000 à 7 000 bouteilles et bien davantage pour les vins ordinaires. Mais, de petits rendements ne signalent pas nécessairement la qualité, et si les nôtres sont à ce point ténus, c’est avant tout parce que nous sommes l’un des rares domaines, au monde !, à égrener à la main. “Ne mets dans la cuve uniquement les grains que tu as envie de croquer” est notre seul mot d’ordre. Égrenage, travail minutieux qui mobilise patience et passion d’une quinzaine de personnes pendant trois jours, voire plus suivant la vendange, quand une machine vous bâclerait l’affaire en deux heures, au pire !
Sur notre petit hectare, cinq cépages sont plantés : merlot en majorité, cabernet franc, cabernet sauvignon, petit verdot et carménère. Nous vinifions à la bourguignonne, ce qui au cœur du Bordelais ne laisse pas indifférent. Élevage dans des fûts de seconds vins que nos amis des grands châteaux nous fournissent. Pour notre Vin de Jardin, acidité, fraîcheur, pureté. Gourmandise donc, plaisirs d’un vin cousu main.